1. Société

COVID-19 : où est la cohérence ?

La situation dans laquelle se trouve notre pays, avec cette crise sanitaire qui n’en finit pas, est compliquée à gérer pour nos autorités. Entre intérêts économiques et préoccupations sanitaires, le pilotage à vue semble de mise. L’inscription cette semaine sur la liste rouge de certaines régions de France, et pas du pays dans son ensemble, en est une preuve évidente.

Mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’incohérence qui règne actuellement en matière de mesures liées au COVID-19. Ainsi, passer ses vacances dans le canton de Vaud (151 cas par 100 000 habitants, record suisse) ne coïncide pas avec quarantaine à son retour. Par contre, se rendre à Paris, où l’incidence est pratiquement la même (144 cas par 100 000 habitants), signifie devoir rester dix jours en quarantaine à son retour.

Et puis, en vivant dans le canton de Genève, où l’incidence est de 117 cas par 100 000 habitants soit deux fois plus que la norme acceptable par la Confédération pour ne pas être mis en quarantaine à son retour d’un pays sur liste rouge, tout va bien. Toutefois, si on suivait la logique jusqu’au bout, toute la population genevoise devrait être mise en quarantaine pendant dix jours…On comprend bien les raisons pour lesquelles ce scénario n’est pas envisageable d’un point de vue économique. Et ce d’autant plus que nos autorités n’arrêtent pas de répéter qu’en gardant ses distances, en portant un masque et en se lavant les mains régulièrement, il y a peu de risques d’attraper le virus.

Mais alors pour quelle raison mettre en quarantaine d’office les personnes qui reviennent de pays sur liste rouge alors que plusieurs cantons de Suisse devraient l’être également (Vaud, Fribourg, Genève et Zürich) ? Ne suffirait-il pas qu’elles gardent leurs distances, qu’elles portent le masque et se lavent les mains régulièrement ?  Il est difficile de trouver de la cohérence dans toutes ces mesures. Et il ne faut dès lors pas s’étonner que la population se pose de plus en plus de questions à son sujet.

Contributor
Personnes ayant commenté sur cet article
Afficher les commentaires Hide comments
Comments to: COVID-19 : où est la cohérence ?
  • décembre 17, 2021

    G2 serait nécessaire, mais: Au moment, juridiquement, une obligation pour toute la population de se faire vacciner est exclue. La loi sur les épidémies prévoit simplement que la Confédération et les cantons peuvent déclarer obligatoires des vaccinations pour des groupes de personnes vulnérables et pour certaines personnes.

    Les hôpitaux aussi peuvent demander la vaccination – au personnel pour protéger les patients. Toutefois, cette mesure se base sur le droit du travail et non sur la loi sur les épidémies. Si la vaccination est obligatoire dans certains services d’un hôpital et que des professionnels de la santé ne veulent pas être vaccinés, ils ne sont plus autorisés à y travailler.

    Signaler le commentaire

Ecrire un commentaire

Neuste Artikel

  1. Votations
  2. Votations
Dans les cantons de montagne, des moutons ont été dévorés à plusieurs reprises par des loups ces dernières années, ce qui a soulevé des questions sur la biodiversité et la coexistence paci-fique entre les hommes et les animaux. Celles-ci provoquent souvent un clivage entre les cantons de montagne concernés et le Plateau central. Un loup dans la vieille ville de Soleure, d’Aarau ou de Berne ferait presque certainement sensation. Il est donc crucial de clarifier la compétence des cantons dans la régulation des populations, c’est pourquoi une révision partielle a d’abord été discutée.
Les forces aériennes suisses disposent actuellement de 56 avions de combat. Il s’agit d’ici, plus précisément, de 30 F/A-18 C/D Hornet, qui ont été acquis en 1997. Les 26 F-5 E/F Tiger, qui font partie de la flotte aérienne depuis 1978, sont obsolètes, car ils ne sont que d’un usage limité. Actuellement, tous les 56 avions de combat sont en service pour trois missions principales, la garantie de la souveraineté de l’espace aérien suisse, un service de transport aérien, ainsi que pour observer le trafic aérien quotidien. Avec la fin de leur durée d’utilisation en 2030, l’achat de nouveaux avions de combats ainsi qu’une modernisation du système de défense sol-air ont été décidés au parlement en décembre 2019.

Bleiben Sie informiert

Neuste Diskussionen

Willkommen bei Vimentis
Werden auch Sie Mitglied der grössten Schweizer Politik Community mit mehr als 200'000 Mitgliedern
Tretten Sie Vimentis bei

En vous inscrivant, vous acceptez notre directives pour les blogs