1. Sonstiges

Réponse à Pascal Jeannerat, journaliste à la RTS

Fiscalité écologique : la nécessaire utopie

La dernière réforme fis­cale d’importance dans notre pays a été acceptée à l’insu des Suis­ses. C’était la réforme de la fiscalité des entre­pri­ses II, dont le tri­bu­nal fédéral a jugé qu’elle avait été acceptée en vo­ta­tion sans que les électeurs aient pu, faute d’une in­for­ma­tion suf­fi­san­te, en sai­sir les enjeux.  D’autres réformes -plus mo­des­tes- de la fiscalité, hausse tem­po­raire de la TVA, allègements pour les coup­les mariés et pour les fa­mil­les avec en­fants ont été acceptées, mais après de longs et tor­tu­eux com­pro­mis. C’est dire si les réformes fis­ca­les sont dif­fi­ci­les à faire pas­ser ! Cer­tains pro­jets am­bi­tieux, comme l’introduction d’une fiscalité écologique, sem­blent ainsi voués à l’échec. L’addition des résistances di­ver­ses ne laissant au­cune chance au changement…

Dommage ! Car la fiscalité écologique est un outil parfait pour accompagner la sortie du nucléaire. Pour anticiper le renchérissement inéluctable de l’énergie, réduire la dépendance énergétique de la Suisse et stimuler la production indigène d’électricité et les emplois qui lui seront liés. Supprimer la TVA en échange d’une taxe sur les énergies non-renouvelables comme le proposent les verts libéraux dans leur initiative déposée aujourd’hui pourrait stimuler l’innovation et favoriser le développement des secteurs durables de l’économie. Ce serait l’orienter vers son avenir !

Contrairement à d’autres pays, la Suisse dispose d’une grande marge de manœuvre fiscale. Elle aurait les moyens de se montrer créative et de faire de l’impôt un instrument incitatif. On peut imaginer toutes sortes de modèles : une taxe sur les énergies non renouvelables en échange d’une suppression de la TVA, mais pourquoi pas une baisse des cotisations salariales, ou des primes d’assurance maladie ? C’est un débat passionnant, urgent, mais qui n’est hélas aujourd’hui qu’une utopie.

Pascal Jeannerat

Je recontre de plus en plus souvent le terme « utopie » lorsque l’on commence à réfléchir à une solution des problèmes actuels, constatés par la politique, les médias et les citoyens. Ce terme est utilisé pour décrire une société idéale et donc impossible comme l’Eldorado de Candide.

Votre enthousiasme, M. Jeannerat, me montre que cette idée n’a rien d’utopique, car si une masse critique la partage, elle se réalisera. En effet il faut travailler dur pour la faire passer. Il faut y croire. C’est donc dommage que vous la disqualifiez d’emblée en la traitant d’utopie, une utopie synonyme d’irrationnel et non de potentiel.

Si vous y croyez vraiment, M. Jeannerat, alors faites vous le porte-parole des espoirs des citoyens, et non de la frilosité des politiciens. C’est du moins ce que j’attends de la presse.

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